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RÉSULTATS

Revirement spectaculaire grâce à Davis Alexander

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MONTRÉAL – Une chance que la patience de Jason Maas a ses limites. Dès que l'entraîneur des Alouettes a remplacé Caleb Evans par Davis Alexander, son équipe a renversé la vapeur pour vaincre les Roughriders de la Saskatchewan.
 
Avec un gain de 20-16, la formation montréalaise a repris son envol après le revers de 37-18 encaissé au match précédent alors que Cody Fajardo avait quitté la partie au premier quart.
 
Même s'il ne dispose que d'une courte expérience dans la LCF, Alexander a donné raison à son entraîneur de se tourner vers lui. Au plus grand plaisir de la foule, c'était le jour et la nuit entre son éclat et le jeu terne d'Evans qui avait été hué tard au deuxième quart.

« Je suis vraiment reconnaissant, j'ai investi beaucoup de travail en préparation pour ce moment. Tout le monde s'est levé en deuxième demie et je vais assurément me souvenir de cette partie longtemps », a mentionné Alexander avec le regard brillant.  
 
Dès son entrée en scène au retour de la mi-temps, Alexander a mené les Alouettes dans une séquence offensive se complétant par un touché de Reggie White fils. D'ailleurs, c'était la première passe de touché d'Alexander dans le circuit canadien.
 
Et c'était loin d'être un spectacle éphémère comme des feux d'artifice estivaux. Alexander a poursuivi son exposé plus que convaincant. Le quart de 25 ans a même complété ses 12 premières passes si bien que toute l'équipe a été dynamisée. Fort impressionnant pour un athlète qui n'avait été exposé qu'à des répétitions lors de circonstances peu déterminantes. 

« Ton rythme cardiaque grimpe, c'est le moment que tu attends depuis tant d'années. J'ai patienté toute ma vie pour ça. Tu dois faire confiance à tes instincts », a-t-il expliqué.  

« On savait que Davis pouvait jouer de cette façon, ce n'était seulement pas arrivé dans un moment important comme celui-ci. C'était sa première chance de goûter à quoi ça ressemble la pression d'un quart-arrière dans la LCF et il a passé le test haut la main », a reconnu Maas qui a convenu qu'Alexander méritait un départ. 

Ça se sentait que les spectateurs étaient ravis pour Alexander qui a eu à patienter pour cette occasion. Ils l'ont appuyé chaleureusement et il a été touché par le tout. 

« Ces partisans sont merveilleux, j'ai l'impression qu'ils m'appuient depuis mes premiers pas », a remercié Alexander.  

En moins d'un quart, Alexander a transformé un déficit de 16-3 en une avance de 17-16. En toute transparence, sur la galerie de presse, on trouvait que Maas était plus que patient avec Evans, mais il a effectué le changement à temps.

« À la demie, on a admis que c'était la pire demie qu'on avait jouée. Mais on ne perdait que par 13 points et on croit toujours en nos moyens », a confié le receveur Tyson Philpot. 
 
Énergisé par ce changement, la défense montréalaise a retrouvé ses ailes. Il ne faut pas négliger le fait qu'elle devait revenir très vite sur le terrain après les brèves séquences offensives menées par Evans.

Ce fut essentiel car la défense a eu à tenir le fort avec le petit coussin en fin de rencontre. Plusieurs piliers ont excellé et Avery Ellis a été l'un d'eux terminant le match avec deux sacs du quart. 

« On sait qu'on est la meilleure équipe de la LCF, il faut juste le prouver à chaque match. On est notre pire critique et notre pire ennemi. On savait qu'on n'avait pas joué notre football en première demie. On a eu une longue discussion dans le vestiaire », a confié Darnell Sankey. 
 
Au final, les Alouettes (6-1) ont retrouvé le chemin de la victoire contre les Riders qui ont encaissé un deuxième revers cette saison (5-2).
 
Ce match se dessinait comme un duel de réservistes entre Evans et Shea Patterson pour la Saskatchewan, mais Alexander s'est imposé comme le remplaçant recherché, le « Shane Falco » si vous comprenez l'allusion cinématographique.

« Ce n'était pas uniquement la faute de Caleb. Oui, Davis a réussi des jeux, mais tout le monde a élevé son niveau par la suite. Quand tu fais un tel changement, tout le monde réalise qu'il doit mieux jouer », a mentionné Maas. 
 
Alexander disait qu'il se sentait plus à l'aise à sa deuxième année dans le système offensif de Maas. Il est passé de la parole aux actes et même plus.
 
Outre le brio d'Alexander, il ne faudrait pas oublier que les Oiseaux ont pu compter sur le retour de Marc-Antoine Dequoy qui raté une partie et celui de Wesley Sutton qui n'avait pas encore joué en 2024.
 
La semaine prochaine, les Alouettes se rendront à Hamilton pour se frotter aux Tiger-Cats qui peinent à obtenir des victoires. Ces derniers devront étudier Alexander attentivement.