La Semaine en CHiffres : le Tricolore n'abandonne jamais
COLLABORATION SPÉCIALE
Bienvenue à La Semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l'avant des statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.
Cette semaine : Montréal refuse de s'avouer vaincu, les efforts du trio de Dvorak, et crier « Enweille, tire!! » porte fruit.
5,99
Buts par 60 minutes lorsqu'ils tirent de l'arrière depuis le tournoi des Quatre Nations
Faisant face à un déficit de 4-1 contre la force de frappe de l'Avalanche du Colorado, samedi dernier, les chances n'étaient pas du côté du Canadien. Je me disais qu'au moins, c'était contre une formation de l'Ouest, ce qui vient minimiser l'impact négatif dans la course aux séries, et mes yeux se tournaient déjà vers le voyage de quatre matchs qui s'en vient cette semaine.
Les hommes de Martin St-Louis, eux, avaient d'autres choses en tête. Bien qu'ils ont fini par s'incliner en tirs de barrage, ils nous ont offert une remontée électrisante pour aller chercher un point qui pourrait se révéler décisif au classement. Ce genre de jeu inspiré lorsqu'ils tirent de l'arrière est devenu la norme depuis la pause des Quatre Nations. Montréal marque à un rythme ahurissant de près de 6 buts par 60 minutes lorsqu'ils font face à un déficit. C'est facilement la meilleure marque de la LNH et véritablement dans une classe à part.
Tableau CH
C'est évidemment un rythme insoutenable à long terme, mais le processus reste lui aussi parmi l'élite, alors que Montréal est 3e en buts attendus par 60 minutes en tirant de l'arrière au cours de cette même séquence.
Une chose est claire, cette édition du Canadien refuse de baisser les bras et se battra jusqu'au bout.
+5
Différentiel du trio Anderson-Dvorak-Gallagher depuis le tournoi des Quatre Nations
Avant le début de la saison, le discours était le même pour Christian Dvorak, Josh Anderson, et Brendan Gallagher. Avec des salaires combinés de plus de 16 millions $ et une production qui était loin de justifier ce prix, les discussions tournaient plus autour de comment Montréal pourrait se départir de leurs salaires plutôt que de leurs performances sur la glace.
Réunis sur un même trio pour la majorité de la saison, ils ont réinventé leur jeu et offrent du soutien offensif à une équipe qui en a gravement besoin derrière sa première ligne. Après les gros canons du club (Suzuki, Caufield, Slafkovsky, et Laine), ils sont les trois meilleurs buteurs de l'organisation depuis le tournoi des Quatre Nations. En près de 100 minutes de jeu à 5 contre 5, le trio a été sur la glace pour 7 buts marqués contre seulement deux accordés. Ce différentiel de +5 n'est devancé que par 6 unités, incluant le trio de Suzuki, qui mène toute la LNH à +8. Et ça n'inclut pas le but égalisateur de Dvorak contre l'Avalanche, qui a été marqué alors qu'Emil Heineman était encore sur la glace.
Bien qu'officiellement, le 2e trio du Canadien est celui de Newhook, l'unité de Dvorak apporte le punch offensif qui manquait tant à la formation de Martin St-Louis.
5,0
Tirs tentés de Juraj Slafkovsky par match, depuis le tournoi des Quatre Nations
Combien d'entre vous, en regardant les matchs du Canadien, ont crié devant leur télévision « Enweille, tire!! » à Juraj Slafkovsky en première moitié de saison? Eh bien, il semble que le jeune slovaque vous ait entendu au cours du dernier mois.
Slafkovsky a souvent parlé après la pause qu'il devait jouer plus comme Brady Tkachuk, ou plus comme Leon Draisaitl, et la première étape de cette transformation est une réussite. Draisaitl est un de seulement 6 joueurs qui ont plus de buts que les 8 de Slafkovsky depuis la pause. Il est aussi dans le top 40 avec 40 tirs cadrés, et c'est le jour et la nuit quand on compare ses chiffres du dernier mois à son début de saison.
Tableau sur Juraj Slafkovsky
Slafkovsky a obtenu au moins trois tirs cadrés lors de 9 de ses 13 matchs depuis la pause, un total qu'il n'avait atteint que six fois à ses 53 premières rencontres. Maintenant, s'il peut trouver le moyen de maintenir son rythme de deuxième moitié pour une saison complète, il pourrait faire des ravages l'an prochain.