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RÉSULTATS

Scénario rêvé devant 17 000 personnes au Centre Bell

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Un peu comme un passage annuel au Centre Bell, une tradition semble vouloir s'implanter dans la Ligue professionnelle de hockey féminin: des duels entre Montréal et Boston nécessitant du temps supplémentaire. Pour une rare fois, samedi après-midi, l'équipe de Montréal en a gagné un.

Laura Stacey a marqué le but décisif avec 16,3 secondes à jouer à la période de prolongation, couronnant une remontée tardive de la Victoire de Montréal, qui a défait le Fleet de Boston 3-2 devant une foule de 17 324 spectateurs au Centre Bell.

Au terme d'une période additionnelle spectaculaire, Stacey a plongé de tout son long et, du revers, a fait glisser la rondelle derrière Aerin Frankel, semant l'hystérie au Centre Bell.

La séquence a commencé avec une incursion de Marie-Philip Poulin, qui a tenté un tir qui a raté la cible, suivi d'un tir de Cayla Barnes qui a frappé le poteau. Stacey a réussi à s'emparer du retour pour mettre fin au match.

« (Poulin et Barnes) déplaçaient la rondelle tellement bien. J'étais devant le filet à espérer que la rondelle bondirait (vers moi). J'ai profité d'un bond chanceux et j'ai pu pousser la rondelle au fond du filet », a décrit Stacey.

Si Stacey a réussi le but décisif, la principale artisane de ce triomphe aura été Kati Tabin.

La défenseuse de la Victoire a connu son premier match de deux buts en carrière dans la LPHF. Elle a battu Frankel dès la première minute de jeu, sur le premier tir du match, puis à 13:01 du troisième vingt pour créer l'égalité.

Chaque fois, Frankel a paru gênée par la présence de joueuses de la Victoire devant son filet.

« Je tentais seulement d'envoyer des rondelles au filet. Notre objectif était d'essayer de voiler la vue de Frankel. Les joueuses d'avant ont fait de l'excellent travail à ce niveau », a décrit Tabin, qui s'est assise entre Poulin et Stacey lors de la conférence de presse d'après-match, à l'invitation de la capitaine de la Victoire.

Poulin ne s'est d'ailleurs pas fait prier pour rendre hommage à Tabin.

« C'est une présence tellement importante pour nous dans notre alignement. On le voit match après match. On est super contentes de l'avoir ici à Montréal et pour être honnête, de la voir marquer deux buts au Centre Bell dans ce grand match-là... Les bonnes choses arrivent aux bonnes personnes. C'est un exemple parfait aujourd'hui », a déclaré Poulin.

Le but de Stacey, mais aussi la troisième période et la prolongation ont un peu sauvé la peau de la formation montréalaise, qui a semblé manquer d'énergie pendant les 40 premières minutes de jeu.

Toutefois, la troupe de Kori Cheverie n'a certainement rien eu à se reprocher au troisième vingt, récoltant 12 de ses 30 tirs contre Frankel sans que Ann-Renée Desbiens n'en reçoive un seul.

 «On savait que c'était une grosse troisième période pour nous », a analysé Poulin.

« C'était 2-1 pour (le Fleet). On est super contentes de la manière que ç'a fini. Ç'a été une petite balade en montagnes russes. En première ç'a bien été, en deuxième, on a lâché un petit peu, en troisième on a mis beaucoup de pression », a ajouté Poulin.

En 10 matchs depuis la création de la ligue, il s'agissait d'une septième partie entre ces deux rivaux à se rendre en prolongation. La victoire des joueuses de Kori Cheverie n'était que leur deuxième dans pareilles circonstances contre Boston.

Doit-on rappeler que trois des défaites de Montréal en prolongation contre Boston étaient survenues lors des éliminatoires du printemps dernier.

« D'excellentes gardiennes de but de chaque côté », a d'abord noté Cheverie lorsqu'elle a été invitée à expliquer la profusion de matchs en prolongation entre Montréal et Boston.

« (Le Fleet) est une équipe très, très combative, robuste, qui utilise bien ses bâtons. Je pense que nous formons un club assez bien structuré. Quand vous mêlez ces deux (aspects), vous n'obtiendrez pas beaucoup d'occasions de marque r», a ajouté Cheverie, qui est consciente qu'une rivalité est peut-être en train de naître.

Amanda Pelkey, en première période, et Sidney Morin, au deuxième vingt, ont trompé la vigilance de Desbiens, qui a repoussé 15 tirs, dont trois en prolongation.

La Victoire sera de retour dans son amphithéâtre habituel mardi soir pour y affronter le Frost du Minnesota.

Un départ canon

La Victoire a connu un début de match rêvé. Peut-être énergisées par le chaleureux accueil réservé à la formation partante et tout particulièrement à Poulin, les joueuses de Cheverie n'ont eu besoin que de 36 secondes pour ouvrir la marque.

Ce but — le plus rapide dans l'histoire de l'équipe montréalaise en début de partie — a été le résultat d'un tir des poignets de la ligne bleue de Tabin, qui a trompé la vigilance de Frankel.

Pelkey a profité d'un revirement de la Victoire en zone centrale pour s'échapper sur le flanc droit et trouver le fond du filet à 7:39.

Le Fleet a marqué le seul but de la deuxième période quand un tir de Susanna Tapani, décoché d'un angle très fermé, a frappé le bâton de Morin et a déjoué Desbiens.

Après une troisième période complète sans recevoir une seule rondelle, Desbiens a dû intervenir sur des tirs de Shay Maloney et de Tapani tôt en prolongation. Elle a aussi eu l'aide de son poteau sur un tir de Knight.

La combativité de Desbiens l'a aussi aidée à priver Jamie Lee Rattray d'un tir au but sur une échappée tard en prolongation.

« Ann-Renée, c'est évident, est extrêmement importante pour nous, et elle réalise les arrêts dont nous avons besoin. Elle est tellement solide pour nous. Elle a joué un excellent match », a fait remarquer Cheverie.

 

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