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Les yeux du monde entier rivés sur Simone Biles

Simone Biles Simone Biles - PC
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SECTION SPÉCIALE | HORAIRE DE DIFFUSION

PARIS, France - Brillante aux Jeux de Rio en 2016, éteinte à ceux de Tokyo en 2021, l'Américaine Simone Biles retrouve l'arène olympique aux Jeux de Paris, dès dimanche, avec un amour décuplé de la gymnastique et une flopée de médailles dans son viseur.

À 27 ans, elle est déjà élevée au rang d'icône du sport. Biles, ses quatre titres olympiques et ses cinq figures acrobatiques à son nom, revient en forme aux Jeux, après une dépression qui l'a saisie en plein JO de Tokyo et qui l'a tenue éloignée de la gymnastique durant un an.

Dimanche, dans l'Arena Bercy de Paris, elle sera sous le feu des projecteurs pour les qualifications, qui seront suivies de l'épreuve par équipes, du concours général individuel puis des finales individuelles par agrès. Soit une semaine de moments intenses où Biles pourra s'élancer en quête de six médailles d'or.

« Je crois que j'aime encore plus la gymnastique qu'avant », a souligné Simone Biles dans une entretien au journal L'Equipe, paru vendredi, et réalisé en décembre dans son camp de base au Texas.

« Je n'ai plus rien à prouver, je n'ai plus à gagner les Championnats du monde ou les Jeux Olympiques. J'ai retrouvé l'amour du sport, son aspect ludique, la joie que ça me procure. J'ai encore des objectifs sportifs, des choses que je voudrais accomplir. Mais je crois que je ne serai pas déçue si je n'y parviens pas », a-t-elle poursuivi.

« Biles II »

La sportive, qui avait révélé en 2018 avoir subi des violences sexuelles de la part de l'ancien médecin de la Fédération américaine Larry Nassar comme plus de deux cent autres victimes, a traversé des périodes difficiles dont elle est revue encore plus forte, à en croire cet incroyable saut qu'elle a réalisé officiellement en compétition lors des Mondiaux 2023 à Anvers (Belgique), où elle a récolté quatre médailles d'or.

À l'entraînement jeudi, elle a signé de nouveau impeccablement ce saut, un Yurchenko double carpé, qui porte désormais le nom de « Biles II » dans le code de notation, car elle est la seule femme à l'avoir jamais réussi.

Biles n'a rien perdu de sa tonicité et de son excellence technique, ce qui la place clairement en position d'archi favorite, tout comme les États-Unis qui règnent sur la discipline.

La figure emblématique de la gymnastique, entraînée par un duo de Français, Laurent et Cécile Landi depuis fin 2017, emmène avec elle des coéquipières toutes auréolées en Championnats du monde: Jade Carey, Jordan Chiles, Suni Lee, qui a remporté le concours général aux JO de Tokyo. Seule la benjamine de la troupe, Hezly Rivera, 16 ans, n'a encore rien gagné.

Pour la concurrencer, Biles pourra compter sur la Brésilienne Rebeca Andrade, sacrée au saut à Tokyo et médaillée d'argent au concours général. La triple championne du monde est très attendue dans un duel avec l'Américaine, mais la Brésilienne a assuré dans un entretien à l'AFP ne « pas être focalisée » sur Biles.

La France, qui reçoit à domicile, pourrait bien tirer son épingle du jeu avec notamment Mélanie de Jesus dos Santos, qui s'entraîne aux côtés de Biles aux États-Unis. 

« Je suis amie avec elle et je me suis entraînée deux ans avec elle. Et il faut savoir que c'est quelqu'un de simple et très ouverte. Le fait d'être en lien avec elle m'apporte énormément de choses parce que j'échange avec elle assez souvent et elle m'apporte beaucoup de soutien », a raconté la Française.

D'abord les hommes

Les Françaises ont fait un joli coup d'éclat lors des Mondiaux-2023 en remportant le bronze par équipe.

Mais avant les femmes, les messieurs ouvriront le bal de la gymnastique artistique samedi avec leurs qualifications.

Le Japonais Daiki Hashimoto sera au centre des attentions. Le gymnaste était devenu à Tokyo en 2021, le plus jeune champion olympique de l'histoire sacré au concours général, à 19 ans. Le double champion du monde en titre entend bien garder ses lauriers à Paris, malgré une blessure au majeur de la main droite, contractée en mai et dont il a assuré aller mieux jeudi.

Le Britannique Max Whitlock aimerait faire des adieux de toute beauté en devenant le premier gymnaste à décrocher une médaille sur le même agrès (le cheval d'arçon) durant quatre JO d'affilée. Après, le trentenaire prendra sa retraite.