Passer au contenu principal

RÉSULTATS

L'étoile Vega, pour mener le Mexique en quarts

Alexis VegaAlexis Vega - Getty
Publié
Mise à jour

Suivez tous les matchs de la Coupe du monde de soccer sur les différentes plateformes de RDS. Abonnez-vous dès aujourd'hui sur RDS.ca

DOHA, Qatar - Orphelin de joueurs emblématiques comme Javier « Chicharito » Hernández ou Carlos Vela, le Mexique mise sur l'étoile montante Alexis Vega pour étinceler au Qatar et enfin dépasser les huitièmes de finale à la Coupe du monde de la FIFA 2022™, un seuil qui lui résiste depuis 36 ans.

Avec Hirving Lozano, Vega (24 ans), qui peut joueur milieu offensif, ailier ou avant-centre, sera chargé de dynamiser l'attaque d'« El Tri », quart-de-finaliste à domicile en 1970 et 86, mais qui reste sur sept éliminations consécutives en huitièmes depuis 1994.

« Avec Luis Chavez et Chucky (Lozano), ce sont les joueurs d'un niveau différent et j'espère que cela aidera le Mexique à faire un bon match contre la Pologne », a déclaré à l'AFP la légende de la sélection mexicaine, Jared Borgetti, deux jours avant son premier match au stade 974 mardi.

Vega arrive avec l'étiquette de grand talent du championnat mexicain, mais il espère séduire les clubs européens, à quatre ans du Mondial 2026 que le Mexique coorganisera avec le Canada et les États-Unis.

« Ramasseur de balles »

« Je signerais pour venir au Qatar en tant que remplaçant, c'est mon rêve, j'irais même comme ramasseur de balles s'il le fallait, j'accepterais aussi », a-t-il déclaré en septembre dans une interview au magazine GQ à propos de ses prochains débuts en Coupe du monde.

« Je ne pense qu'à une chose, être sur le terrain en train de frapper au but avec mon maillot du Mexique », a souligné Vega.

À l'aube de ses 25 ans (il les fêtera le 25 novembre), l'attaquant des Chivas de Guadalajara semble donner sa pleine mesure en sélection.

Il a trouvé le chemin des filets lors des deux matches amicaux de préparation disputés en Espagne (victoire 4-0 contre l'Irak et défaite 2-1 contre la Suède).

« Je le vois comme un joueur qui s'apprête à disputer l'épreuve la plus importante qu'il ait jamais jouée. Et j'ai l'impression qu'il sent que les chances d'être présent dans l'équipe première sont très élevées, en tout cas c'est ce qu'il nous montre à chaque entraînement », a expliqué le sélectionneur, l'Argentin Gerardo Martino.

Rares sont ceux qui doutent de sa place dans le onze de départ contre la Pologne. Il devrait occuper l'aile gauche et le Napolitain Lozano le côté droit, tandis que l'incertitude demeure au poste de no 9 entre Raul Jiménez, Rogelio Funes Mori et Henry Martin.

Objectif Europe

En 2021, Vega a fait partie de l'équipe olympique qui a remporté le bronze à Tokyo, y contribuant grandement avec trois buts et deux passes décisives.

« C'est ma plus grande réussite en tant qu'athlète, je suis tellement amoureux de ma médaille que je me la suis fait tatouer et j'en ai plusieurs répliques pour que l'originale ne soit jamais perdue », a-t-il déclaré à GQ.

Avec le Brésilien Ronaldinho comme « idole ultime », Vega sait ce qu'il faut de patience et d'obstacles à surmonter pour atteindre l'élite, après avoir enchaîné les graves blessures au genou entre 2016 et 2018.

Les aspirations du natif de Mexico ne s'arrêtent pas au Qatar.

« Mon rêve reste l'Europe, c'est le plus grand, et j'espère qu'il se réalisera, mais il y a aussi d'autres portes qui s'ouvrent et que je commence à connaître », a-t-il indiqué.

« Il y a la MLS, mais soyons très clairs, les États-Unis ne remplaceront jamais le rêve européen », a-t-il prévenu.