Près de trois ans, 1009 jours précisément après son dernier départ dans la NFL, Case Keenum s’est éclaté lundi soir à Chicago pour mener les Bears à une victoire de 27 à 7 contre les Eagles de Philadelphie.
La dernière passe de Keenum dans la NFL remontait au 24 décembre 2023, une interception aux mains de Duron Harmon dans une défaite des Texans de Houston contre les Browns de Cleveland.
Après ce revirement, Keenum avait cédé sa place à Davis Mills pour mener l’attaque texane, ce qui mettait fin à un départ atroce du vétéran quart-arrière. Il avait complété seulement 11 passes en 17 tentatives pour 62 verges et deux interceptions. Keenum a maintenant cinq départs depuis 2019 pour une fiche de 4-1.
Cette fois, le substitut de Caleb Williams, absent pour trois à quatre semaines en raison d’une élongation des ischio-jambiers de grade deux, s’est arrangé pour ne pas être chassé du match et même se donner des allures de sauveur à Chicago. Il a terminé le match avec 247 verges par la voie des airs et deux passes de touchés.
En plus de produire offensivement avec 24 passes complétées en 34 tentatives, le quart de 38 ans a bien géré le match, permettant aux Bears de dominer le cadran avec 36:53 de temps de possession contre seulement 23:07.
Et c’est la façon dont Keenum l’a fait qui a impressionné. Malgré sa longue séquence loin de l’action, Keenum n’a aucunement paru rouillé. Des passes précises, mais surtout rapides, et un jeu de pieds efficace dans sa pochette de protection, si bien que les Eagles l’ont bousculé qu’à trois reprises, et jamais il n’a été victime d’un sac du quart.
Keenum a amorcé le match comme s’il était un quart élite depuis tout ce temps. Sur la première séquence à l’attaque, il a mené les Bears jusqu’au bout, terminant le travail avec une passe sous-marine vers Luther Burden III qui a terminé sa route huit verges plus loin, dans la zone des buts. Keenum devenait du même coup le plus vieux quart des Bears à lancer une passe de touché.
À sa troisième séquence, Keenum pensait bien avoir doublé la mise. D’abord l’ailier rapproché Colston Loveland a été arrêté à un pouce de la ligne des buts après que la reprise vidéo ait démontré qu’il n’avait pas atteint la terre promise. Deux jeux plus tard, c’est Rome Odunze qui a échappé la passe de Keenum alors qu’il était seul. Les Eagles ont finalement freiné les Bears sur le 4e essai.
Ce n’était que partie remise pour Keenum. Au troisième quart, il a fait progresser suffisamment le ballon pour une tentative de placement sur la première séquence, puis sur la deuxième, il a rejoint Khalif Raymond qui a filé seul sur 41 verges pour le majeur.
Keenum a ajouté la cerise sur le sundae au milieu du quatrième quart. En troisième et les buts à la ligne de une, Keenum a surpris la défense avec une faufilade, son 7e touché au sol en carrière et son premier depuis 2019. Il est aussi devenu le plus vieux joueur de l’histoire des Bears à marquer un touché au sol, le 11e plus vieux de l’histoire de la NFL.
Mais il n’a pas gagné ce match à lui seul. La défense des Bears a tout fait pour aider son quart en ne concédant que des miettes à l’attaque philadelphienne. Jalen Hurts a été limité à 153 verges et deux interceptions. Il a aussi cumulé 25 verges et un touché au sol. Hurts menait les Eagles profondément dans le territoire des Bears au deuxième quart lorsqu’il a été durement plaqué en quittant le terrain par D’Marco Jackson. Hurts s’est relevé par ses propres moyens, mais il a dû suivre le protocole des commotions cérébrales.
Andy Dalton a pris la relève pendant ce temps, mais quelques jeux plus tard, sa seule passe tentée a été interceptée dans la zone des buts. Hurts a repris son poste par la suite pour le reste du match, mais la défense des Bears a continué de l’embêter.
Les Eagles ont produit seulement 14 premiers jeux, alors que l’attaque des Bears en a cumulé 24, dont 14 sur des passes de Keenum.
Cette victoire permet aux partisans des Bears de mieux respirer, eux qui craignaient le pire en l’absence de leur quart-arrière vedette. La tenue de Keenum est encourageante pour le reste de l’absence de Williams.





