Les Bears de Chicago auraient pu se laisser perturber par un touché douteux alloué aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre en fin de première demie, mais ils ont mis de côté ce faux pas afin de l’emporter 30 à 24, jeudi soir.
Ce faisant, les Bears affichent un dossier de 5-2 après sept matchs cette saison, soit leur meilleur départ depuis la campagne de 2020. Les Pats ont subi une troisième défaite sur les terrains adverses.
Caleb Williams a su éviter les revirements et il a terminé son match avec 308 verges et deux passes de touché. Son vis-à-vis Drake Maye a lancé pour 321 verges, également deux passes de touché, mais il a été victime d’une interception.
Williams est devenu le premier quart des Bears à amasser plus de 300 verges par la voie des airs lors de deux matchs de suite depuis Mitch Trubisky, en 2018.
Le quart des Bears a réussi à supplanter Maye lors du deuxième affrontement entre ces deux amis de longue date, qui ont été sélectionnés lors du repêchage de la NFL de 2024. Williams a été choisi au premier rang et Maye a suivi au troisième.
Un hommage était rendu au Soldier Field à Mike Ditka lors de cette soirée. L’ancien ailier rapproché et entraîneur-chef est décédé le 9 octobre dernier alors qu’il était âgé de 86 ans. De nombreux partisans présentaient la célèbre moustache de Ditka pour l’occasion avec des chandails de l’époque où il était le dirigeant de leurs favoris.
La défense des Bears n’allait pas laisser les Pats voler la vedette en début d’affrontement. Elle a su freiner ses rivaux en milieu de terrain sur un quatrième essai.
Caleb Williams a eu plus de facilité à faire bouger le ballon. Après une séquence qui a mené à un placement, le quart des Bears a rejoint Luther Burden III pour un jeu de 58 verges. D’Andre Swift a enchaîné avec une course de quatre verges pour le premier touché du match.
Les Pats devaient répliquer et Drake Maye a pris les choses en main. Il a orchestré une convaincante séquence offensive de 74 verges qu’il a lui-même terminée avec une course de 7 verges. Le quart des Pats a encaissé un dur plaqué avec son casque, mais il a été en mesure de s’étirer de tout son long en tombant au sol pour placer le ballon tout juste au-dessus de la ligne des buts pour inscrire les premiers points de son équipe.
En retard 13 à 7 avec moins de quatre minutes à faire au deuxième quart, Maye espérait permettre à son équipe de coller au pointage, mais sa passe dans la zone des buts s’est retrouvée dans les mains de D’Marco Jackson. Il s’agissait d’une huitième interception cette saison pour le quart des Pats, mais une première à ses trois derniers matchs.
Cette gaffe a fait mal aux Pats puisque l’attaque des Bears a frappé un grand coup avant la fin du deuxième quart. Sur un 3e essai et 17 verges, Burden III a accepté la passe de Caleb Williams et il a bien suivi ses blocs pour clore sa course 24 verges plus loin pour le majeur avec seulement 14 secondes à faire au cadran. Le receveur avait ainsi déjà 130 verges à sa fiche dans la rencontre, total qu’il a conservé jusqu’à la fin.
C’était la fête à Chicago et peut-être que la défense s’est laissé bercer par les cris de la foule, car elle a commis un faux pas. Les Pats étaient en milieu de terrain avant le dernier jeu de la demie lors duquel Maye a envoyé le ballon de manière conservatrice à son porteur de ballon, Rhamondre Stevenson. Ce dernier a soudainement su se créer une brèche et se faufiler sur 48 verges pour inscrire un touché et ainsi permettre aux Pats de quitter pour le vestiaire avec un retard de six points.
Les Bears ne se sont pas laissé affecter sur le plan offensif par ce jeu. Dès le retour sur le terrain, Caleb Wiliams a orchestré une séquence de neuf jeux et 72 verges qui s’est terminée avec le touché de Colston Loveland.
Les Patriots n’ont pas laissé leurs adversaires s’éloigner. À leur retour sur le terrain, le quart des Pats a lancé sa deuxième passe de touché de la rencontre en permettant à Eli Raridon d’atteindre la zone des buts sur un jeu de 30 verges. La Nouvelle-Angleterre tirait de l’arrière 27 à 21 après la transformation qui a suivi.
Cairo Santos avait l’occasion d’offrir plus d’une possession d’avance aux Bears au quatrième quart avec un placement sur 53 verges, mais son botté a frappé le poteau.
Le botteur des Bears a gardé la confiance de son entraîneur Ben Johnson qui lui a confié la mission de fermer les livres avec un placement de 58 verges alors qu’il restait 1 minute 34 secondes au cadran. Santos a répondu présent et a ainsi offert la précieuse avance de neuf points à son équipe.